Exploration routinière
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Je suis Alaric Saratov, membre du département "Forces Spéciales de Sécurité" dans La Brigade depuis maintenant 15 ans et avant ça, j'étais un agent de sécurité pour une société privé, plutôt bon sans me vanter. Aujourd'hui, je suis déployé sur une fiction quelconque, elle est plutôt bien fournie pour ses trains et les gens qui y vivent ont pas tous les deux jours une infection anale donc elle a reçu un jolie « Poda » dans son rapport. Les habitants ont deux bras, deux jambes et pas de détails virevoltants comme des cheveux en plastique rose donc je passe inaperçu même s'ils sont en colocation avec des humanoïdes en verre appelés « Videre » mais ça va, c'est des chics types et ils n'ont pas l'air de faire grand chose en plus. Rien d'alarmant quoi, je suis juste ici pour surveiller qu'on n'ait pas un départ d'Escoriens, des sectes apocalyptique extra-fictif ou tous clients habituels de nos services.

J'y suis depuis environs 3 semaines et je dors dans un appartement dans une rue remplie de logements sociaux, la rue appartient à la BPF par je ne sais quel genre de manigance. En tous cas, c'est bien pratique pour loger gratuitement du personnel et renflouer les caisses — enfin, j'pense que c'est l'utilité de base. J'ai un frigo bien rempli et une certaine somme d'argent si besoin, bon par contre les souvenirs, c'est mal vue par la hiérarchie, mais tant pis, j'ai envie de mon porte-clé. Le matin petit-déjeuné, comme d'habitude, je saupoudre mes tartines de poudre cacao, avec la pâte à tartiné ça rajoute un peu plus de saveur chocolat et c'est probablement terriblement mauvais pour ma santé, mais j'suis assez sportif pour pas me taper un bon vieille arrêt cardiaque ou un classique point de côté fort peu pratique dans une course-poursuite.

Ensuite, je prends un bus en direction de la gare, de préférence vers 10h15 pour éviter qu'il soit remplis de types partant au travail et puis je prend le train en direction de la capitale. Sur le chemin les même petits hameaux très chic, mais surtout fait d'argile rouge et avec un toit souvent circulaire en métaux moue. La capitale elle, c'est des buildings blancs avec peu de vitre et un haut bleu, ça me rappelle des villes comme Santorin et c'est plutôt agréable à regarder. Comme je suis arrivé vers 12 h 00, j'en profite pour m'acheter à manger dans un kebab plutôt sympa, évidemment je fais pas copain-copain avec le cuisinier "natif" parce que sinon à la fin du mois il va se demander ou j'ai disparu. Je mange sur le chemin en passant par la plage, chanceux comme je suis ont m'a envoyé ici en hiver et j'suis p'tet du genre sang-chaud, mais l'idée d'avoir le sang congelé, c'est un gros "Non-non" pour moi.

Dans les environs de 14 h 00, après un peu de marche et divers arrêts pour regarder ou écouter des artistes de rue, je me rends vers une "maison de la presse" où ils vendent des magazines en tout genre — j'en prends un sur la cuisine, j'ai épuisé tous les plats à réchauffé et ça serait une bonne occasion de taper dans les ingrédients que La Brigade a mise dans mon frigo — et enfin, je vais acheter mon porte clé. Il est fait en un métal low-cost, mais qui tient bien, ayant la forme d'un amas de branches formant un cylindre qu'ils ont plus loin dans la capitale, je l'avais vue le premier jour et il mesure dans les quarante mètres et est fait de verre et de métal, ce qui symboliserait l'union entre les Humains et les Videres. À 14 h 15, je retourne à la gare, car je dois rendre un rapport vers 17 h 00 et avec le temps du trajet j'arriverais à 16 h 00 donc j'aurais le temps pour mes petits habitudes avec à 16 h 20 le verre de rhum pour enchaîner trois minutes après — le temps qu'il faut pour savourer mon verre comme je suis un buveur respectable et pas un simple alcoolique — je pourrais me servir un expresso qui pourra doucement refroidir quand j'ouvrirai mon éditeur de rapport et sera buvable quand je serait prêt, la fin de journée calme et parfaite.

Mais d'abord, il faut espérer que le putain de bus démarre, toujours avec ma malchance le bus que j'ai pris s'est crevé un pneu et ces trous-du-cul ne veulent pas nous laisser sortir ! « Bordel de merde, on est dans une métropole, pas au milieu de l'autoroute, on peut sortir sans se faire écraser ! » C'est ce que je leur aurais dit, mais ça serait me faire remarquer pour rien et je suis censé rester un parfaites inconnu en mission, un « Monsieur Personne » donc je vais attendre. Je regarde le reste du bus, on a un Videre avec juste une écharpe — est-ce qu'on peut considérer qu'il est à poil ? —, une femme avec une poussette et un bébé qui heureusement dort, quelques jeunes qui discute entre eux et le chauffeur qui est au portable probablement avec un dépanneur ou son boulot. Le chauffeur ouvre la porte pour entrer dans le bus et d'un seul coup, dans un élan brusque qui me fit sursauter, le Videre lui écraser le crane contre le bitume rependant sa cervelle sur le sol et alors que je vais pour prendre mon arme de service je réalise que personne d'autre hormis moi n'a sursauté, ils n'ont même pas regardé l'homme se faire buter d'un coup. Je reprends un air le plus neutre possible alors que la créature de verre regarde à l'intérieur, l'adrénaline déborde de tous mes pores et me trahit de plus en plus, mais il repart ensuite calmement. Je me calme lentement en restant sur mes alertes et je réalise que les gens dans la rue ne réagissent pas, pire que ça ils marché sur les restes du sa tête comme si il n'était pas du tout crevé sur le sol. Mon esprit redevient clair de tout stress et je réalise que la seule personne qui a réagit, c'est le bébé dans la poussette en train de pleurer et que sa mère fatiguée ne fait que le bercer.

Après une dizaine de minutes, un dépanneur et un autre bus arrive, ils demandent au passager ou se trouve le conducteur. Le même putain de conducteur qu'ils sont en train de piétiner. Personne ne sait, ils ne font même pas semblant et ça se sent. Moi, je reste silence, je prends mon autre bus et je revois un autre Type de verre qui porte une veste et parle avec un jeune. Je m'en éloigne doucement pour ma sécurité. Tout le trajet, je stresse qu'ils fassent comme l'autre en écharpe et tue ce gosse. Je sais que si ça arrive, je pourrais rien faire. J'essaye de me dire qu'ils sont peu-être d'une autre fiction et que donc je serais dans mon bon droit. Je désespère que ça arrive, car ils sont totalement dans leurs propres Fictions. Je prends le train bien loin d'eux, mais toujours anxieux de ce qu'il pourrait arriver après. J'arrive à mon appartement, j'ai reçu un message me demandant de confirmer que je suis toujours vivant. Je passe les sécurités et je confirme que je suis en vie. Je commence à rédiger mon rapport en même temps que je bois du rhum. Je ne suis pas allé chercher de verre. Je parle de ce qu'il c'est passé durant le retour pour un trajet improvisé. Je rajoute un petit mot à la fin :

« Vous pourrez me réserver un psychologue quand je rentre ? ».

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